mardi 30 décembre 2025

Révolte paysanne : « Pourquoi les paysans peuvent gagner »
Post 4 : Violence, non-violence et efficacité politique : ce que dit l’histoire
Quand une lutte dure, la question finit toujours par se poser :
faut-il durcir le mouvement ?
faut-il passer à la confrontation ?
faut-il user de la violence pour se faire entendre ?
Cette question est compréhensible 👍
Elle naît souvent de la fatigue, du sentiment de mépris, et de l’impression de ne pas être écouté. Mais l’histoire des luttes paysannes et sociales en France nous donne un enseignement clair :
La violence est rarement efficace politiquement.
Dans la majorité des cas, lorsqu’un mouvement devient violent, le pouvoir change immédiatement de terrain.
On ne parle plus de prix agricoles, de terres ou de survie économique,
mais d’ordre public, de sécurité, de maintien de l’ordre.
À partir de là, le débat est perdu :
La violence offre au pouvoir trois avantages décisifs :
elle justifie la répression,
elle divise les soutiens,
elle isole les plus déterminés.
À l’inverse, les luttes qui ont obtenu des résultats durables ont souvent en commun :
la durée,
la non-violence stratégique,
la clarté des revendications, et le soutien de la société civile.
Le Larzac en est un exemple :
Ce n’est pas la force qui a fait reculer l’État, mais l’impossibilité politique de réprimer un mouvement pacifique, enraciné et soutenu.
Cela ne signifie pas l’inaction.
La non-violence n’est pas la passivité.
C’est une stratégie.
Bloquer, occuper, désobéir, ralentir, dénoncer publiquement : tout cela peut être puissant sans basculer dans la violence excessive contre les FDO, il est souvent préférable de ruser, céder pour recommencer plus loin et plus souvent.
L’histoire montre aussi que les pouvoirs attendent souvent une chose : un débordement.
Un moment de colère qui permet de disqualifier tout le mouvement.
Garder le contrôle, ce n’est pas se soumettre.
C’est refuser de jouer un rôle écrit à l’avance.
Les luttes paysannes gagnent quand elles : parlent à toute la société, montrent ce qui est en jeu pour chacun, et construisent un rapport de force sur le temps long.
Dans le prochain post, nous verrons pourquoi la convergence avec les citoyens, les travailleurs et les consommateurs est décisive.
Parce que l’histoire le prouve :
La colère est un moteur, mais la stratégie fait la victoire.
Peut être une image de texte qui dit ’PAMAMAERL PESTICIDES MERCOSUR आাषर VIANDE A OGM HORMONEE 悟 CRS CRS CRS CONTAMINATION INJUSTICE DUMPING POURQUOI LES PAYSANS PEUVENT GAGNER’
Toutes les réactions :
William Scarfone et Fred Asdcl

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Révolte paysanne : « Pourquoi les paysans peuvent gagner » Post 4 : Violence, non-violence et efficacité politique : ce que dit l’histoire Q...